Pourquoi pleure-t-on pendant une séance de breathwork ? Émotions, corps et lâcher-prise
Pourquoi certaines personnes se mettent-elles soudainement à pleurer pendant une séance de breathwork, parfois sans même savoir exactement pourquoi ? C’est l’une des réactions qui surprend le plus lorsqu’on découvre les pratiques de respiration consciente.
Pleurs, rire, tremblements, chaleur, frissons, sensation de relâchement ou au contraire absence de réaction spectaculaire : une séance de breathwork peut être vécue de façons très différentes.
Mais il est important de ne pas interpréter trop rapidement ces manifestations. Pleurer ne signifie pas nécessairement qu’un « traumatisme vient d’être libéré », tout comme ne pas pleurer ne signifie absolument pas que la séance n’a pas fonctionné.
Chez Breathwork Infinity®, l’objectif n’est pas de provoquer artificiellement une réaction émotionnelle. Il est de créer les conditions permettant à chacun de vivre son expérience, avec une intensité adaptée au contexte et au niveau d’accompagnement.
Pourquoi le breathwork peut-il faire émerger des émotions ?
Nos émotions ne sont pas uniquement des pensées.
Elles s’accompagnent également de manifestations corporelles : modification du rythme cardiaque, tension musculaire, respiration différente, sensation dans le ventre ou la poitrine, chaleur, frissons, gorge serrée, larmes…
Respiration et état émotionnel entretiennent ainsi une relation étroite.
Il suffit d’observer ce qui se passe spontanément dans différentes situations. Lorsque nous avons peur, notre respiration peut devenir rapide. Lorsque nous pleurons, elle devient irrégulière. Lorsque nous sommes profondément détendus, elle tend généralement à ralentir.
Le breathwork utilise volontairement cette relation dans l’autre sens : on agit sur la respiration et l’attention portée au corps, ce qui peut modifier l’expérience intérieure.
Pourquoi peut-on pleurer sans savoir pourquoi ?
Parce qu’une émotion n’est pas toujours accompagnée immédiatement d’une explication intellectuelle.
Il est possible de ressentir quelque chose avant de pouvoir le nommer.
Dans une séance de breathwork, l’attention habituellement dirigée vers l’extérieur peut progressivement revenir vers les sensations corporelles.
La personne parle moins, analyse moins et observe davantage ce qui se passe en elle.
Une émotion peut alors apparaître sans qu’il soit nécessaire de retrouver immédiatement un souvenir précis ou une cause parfaitement identifiable.
Il n’est pas obligatoire de comprendre immédiatement pourquoi on pleure. Parfois, l’expérience émotionnelle précède simplement l’analyse que nous pourrons éventuellement en faire ensuite.
Est-ce vraiment le breathwork qui provoque les pleurs ?
La réponse est plus nuancée qu’un simple oui ou non.
Une séance réunit généralement plusieurs éléments : respiration, attention portée au corps, musique, guidance, environnement, attentes, histoire personnelle et relation avec le facilitateur lorsqu’il y en a un.
Il serait donc réducteur d’attribuer une réaction émotionnelle à un seul mécanisme.
Une musique peut réveiller une émotion. Une phrase prononcée pendant la guidance peut résonner particulièrement. Une sensation corporelle peut rappeler inconsciemment une expérience passée. Le simple fait de s’autoriser à ne rien contrôler pendant quelques instants peut également être inhabituel.
Chez Breathwork Infinity®, nous considérons donc la séance comme une expérience globale, et non comme une simple technique respiratoire isolée.
C’est ce qui explique notamment l’intégration du son immersif, de la guidance et d’une progression structurée dans la méthode. Vous pouvez découvrir cette approche sur notre page What is Breathwork Infinity®?
Pourquoi certaines personnes tremblent-elles pendant une séance ?
Les tremblements peuvent avoir différentes origines et ne doivent pas être interprétés automatiquement comme la preuve d’une « libération émotionnelle ».
Lors de respirations plus intenses, des modifications physiologiques peuvent apparaître.
Une ventilation importante peut notamment modifier la concentration de dioxyde de carbone dans le sang et provoquer différentes sensations corporelles : picotements, étourdissement, sensation de tension ou contractions transitoires.
À cela peuvent s’ajouter des réactions liées à l’émotion, à l’effort respiratoire, à la position du corps ou simplement à l’expérience vécue.
Trembler n’est pas un objectif à atteindre. Une réaction corporelle doit être observée dans son contexte, particulièrement lorsque la respiration utilisée est intense.
C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles les techniques de respiration très activantes demandent davantage de précautions qu’une respiration lente destinée au retour au calme.
Pourquoi parle-t-on autant de « libération émotionnelle » en breathwork ?
Parce que certaines personnes décrivent effectivement une impression de relâchement très importante après avoir traversé une émotion pendant une séance.
Elles peuvent avoir le sentiment d’avoir enfin laissé sortir quelque chose qu’elles retenaient depuis longtemps.
Cette expérience subjective peut être très forte.
Mais il faut être prudent avec les mots employés.
Dire qu’une personne a pleuré et s’est sentie profondément soulagée est une observation.
Affirmer avec certitude qu’elle vient de « libérer un traumatisme stocké dans telle partie de son corps » constitue une interprétation beaucoup plus importante et ne devrait pas être présentée comme une vérité scientifique automatique.
On peut respecter la profondeur d’une expérience sans inventer une explication pour la rendre plus spectaculaire.
Faut-il chercher à provoquer les pleurs pendant un breathwork ?
No.
C’est même un point essentiel.
Une séance de breathwork ne devrait pas devenir une course à la réaction émotionnelle.
Créer volontairement une intensité toujours plus forte pour obtenir des cris, des pleurs ou des tremblements peut donner l’impression qu’il se passe « quelque chose de puissant », mais spectaculaire ne signifie pas nécessairement pertinent.
Une personne peut vivre une expérience très profonde dans un calme presque total.
Une autre peut beaucoup pleurer.
Une troisième peut ressentir surtout des sensations physiques ou une profonde détente.
Chez Breathwork Infinity®, nous ne mesurons pas la qualité d’une séance à l’intensité visible des réactions. L’objectif est d’accompagner ce qui apparaît, pas de fabriquer artificiellement une catharsis.
Peut-on ressentir de la colère pendant une séance ?
Oui, comme il est possible de ressentir de la tristesse, de la joie, de la peur, de l’agacement ou simplement rien de particulièrement identifiable.
Une séance peut créer un contexte inhabituel dans lequel l’attention portée au corps devient beaucoup plus importante.
Des sensations ou émotions habituellement rapidement évitées peuvent alors être davantage perçues.
La question importante n’est pas seulement : « Quelle émotion apparaît ? »
Elle est également : « Que fait-on lorsque cette émotion apparaît ? »
C’est précisément à cet endroit que la qualité de l’accompagnement peut devenir déterminante.
Que fait un facilitateur lorsqu’une émotion devient très forte ?
Un facilitateur n’est pas là uniquement pour dire quand inspirer et quand expirer.
Il observe la personne et le déroulement de l’expérience.
Selon ce qui se passe, il peut maintenir le rythme proposé, diminuer l’intensité, inviter à revenir vers une respiration naturelle, modifier la guidance ou simplement laisser davantage d’espace.
Il doit également connaître les principales contre-indications et comprendre les effets possibles des différentes respirations.
Cette capacité d’adaptation constitue une différence majeure entre une expérience accompagnée et un protocole enregistré.
Vous pouvez découvrir les séances accompagnées Breathwork Infinity®, proposées en ligne ou en présentiel selon les dates programmées.
Pourquoi l’accompagnement change-t-il l’expérience ?
Parce que lorsque quelqu’un d’autre tient le cadre, le participant n’a plus besoin de surveiller constamment le déroulement de la séance.
Il peut davantage se concentrer sur ses sensations, son souffle et son expérience.
Mais l’accompagnement apporte surtout quelque chose qu’un enregistrement ne peut pas faire : s’adapter en temps réel.
Une consigne prévue initialement peut être modifiée. Une phase peut être raccourcie. Une respiration peut être ralentie. Un participant peut avoir besoin d’être rassuré ou simplement de sentir qu’une personne compétente est présente.
C’est pourquoi l’apprentissage de l’accompagnement occupe une place importante dans la formation de facilitateur Breathwork Infinity®.
Peut-on vivre une libération émotionnelle avec un breathwork en ligne ?
Une séance en ligne peut être réellement accompagnée.
Le fait que le facilitateur et le participant ne soient pas physiquement dans la même pièce ne signifie pas que la personne est laissée seule face à un enregistrement.
Lors d’une séance en direct, le facilitateur peut voir, écouter, guider et adapter certaines propositions.
Le format en ligne présente également un avantage pour certaines personnes : elles vivent l’expérience dans leur environnement personnel, dans un lieu qu’elles connaissent.
En revanche, comme pour une séance en présentiel, le protocole doit être adapté au contexte et aux personnes présentes.
Et les séances Breathwork Infinity® destinées au grand public ?
Elles répondent à une logique différente.
Un audio autonome ne peut pas observer la personne et modifier le protocole en fonction de sa réaction.
C’est pourquoi les séances destinées au grand public sont volontairement plus courtes, plus progressives et davantage dosées.
Cela ne signifie pas qu’elles sont sans impact.
Une expérience plus douce peut être extrêmement intéressante pour travailler le lâcher-prise, le recentrage, la détente, l’énergie ou la relation à ses propres sensations.
La différence est que nous ne cherchons pas à reproduire artificiellement, dans un audio autonome, toute l’intensité potentielle d’une séance accompagnée.
Vous pouvez découvrir ces expériences dans la collection Breathwork Infinity®.
Ne pas pleurer signifie-t-il que le breathwork n’a pas fonctionné ?
Absolument pas.
C’est probablement l’une des idées les plus importantes à retenir.
Les réseaux sociaux montrent naturellement les moments les plus spectaculaires : quelqu’un qui pleure, crie, tremble ou décrit une expérience extraordinaire.
Mais cela peut créer une représentation trompeuse du breathwork.
Une séance peut être profonde sans produire aucune manifestation visible.
Vous pouvez sortir d’une séance avec :
- une sensation inhabituelle de calme ;
- un mental moins envahissant ;
- une perception différente de votre corps ;
- une impression d’espace intérieur ;
- une émotion plus claire ;
- une énergie différente ;
- ou simplement la sensation d’avoir passé un moment pleinement avec vous-même.
Ces expériences ne sont pas moins valables parce qu’elles sont moins impressionnantes à regarder.
Peut-on faire du breathwork seul pour libérer ses émotions ?
Tout dépend de ce que l’on appelle breathwork.
Une respiration douce ou une séance spécifiquement conçue pour être pratiquée en autonomie peut parfaitement être réalisée chez soi.
En revanche, chercher seul à provoquer une réaction émotionnelle extrêmement intense en utilisant des respirations très activantes n’est pas la même démarche.
L’intensité doit être proportionnée au cadre disponible.
Plus une pratique vise une expérience intense, plus la qualité du cadre, de la préparation et de l’accompagnement devient importante.
Breathwork et traumatisme : peut-on vraiment « libérer un trauma » en une séance ?
Le mot traumatisme est aujourd’hui énormément utilisé dans l’univers du développement personnel.
Il mérite pourtant d’être employé avec prudence.
Une expérience émotionnelle intense pendant une séance peut être vécue comme un soulagement considérable. Elle peut également permettre à une personne de percevoir différemment certaines émotions ou certains souvenirs.
Mais cela ne permet pas d’affirmer qu’un traumatisme psychologique a nécessairement été « effacé » ou définitivement résolu.
Les problématiques traumatiques complexes peuvent nécessiter un accompagnement psychologique ou médical spécifique.
Le breathwork peut alors éventuellement s’inscrire comme une pratique complémentaire, selon la situation et avec les précautions appropriées.
Pourquoi le système nerveux est-il important dans les réactions émotionnelles ?
Parce que les émotions s’accompagnent de changements physiologiques.
Le rythme cardiaque, la respiration, la tension musculaire, l’attention et différents mécanismes du système nerveux autonome participent à notre expérience émotionnelle.
Comprendre ces mécanismes permet de sortir d’une vision simpliste dans laquelle chaque réaction corporelle serait automatiquement interprétée comme une « énergie bloquée qui sort ».
Pour approfondir ce sujet, consultez notre article consacré au breathwork et au système nerveux.
Comment accueillir une émotion pendant une séance de breathwork ?
La première chose est de ne pas considérer immédiatement l’émotion comme un problème à supprimer.
Si l’expérience reste tolérable et que le cadre est adapté, il peut être possible de simplement observer ce qui se passe.
Où ressentez-vous l’émotion dans votre corps ?
Votre respiration change-t-elle ?
Avez-vous immédiatement envie d’expliquer ce qui arrive ?
Essayez-vous de retenir les larmes ?
Ou, au contraire, cherchez-vous à provoquer davantage d’émotion parce que vous pensez que la séance devrait être spectaculaire ?
Le breathwork peut justement devenir un espace dans lequel on cesse momentanément de décider ce que l’on « devrait » ressentir.
Pourquoi le lâcher-prise peut-il faire pleurer ?
Parce que retenir demande parfois un effort dont nous n’avons même plus conscience.
Contrôler son expression, rester efficace, répondre aux demandes, continuer malgré la fatigue, éviter certaines pensées ou maintenir une posture sociale peut devenir tellement habituel qu’on ne remarque plus cette tension.
Dans un contexte où l’attention revient vers le corps et où il n’est plus nécessaire de faire quoi que ce soit pour quelqu’un d’autre, une émotion peut parfois simplement trouver davantage de place.
Les larmes ne signifient alors pas nécessairement « quelque chose de grave ».
Elles peuvent simplement faire partie de l’expérience du moment.
Pourquoi la musique peut-elle amplifier l’émotion pendant un breathwork ?
Nous savons tous intuitivement qu’une musique peut modifier notre état.
Une mélodie peut rappeler un souvenir, créer une tension, donner de l’énergie ou provoquer une émotion très rapidement.
Dans Breathwork Infinity®, la musique n’est donc pas choisie comme un simple accompagnement décoratif.
Elle participe à la progression de la séance.
Le rythme, les montées, les respirations musicales, les changements d’intensité et l’espace sonore sont construits en relation avec les différentes phases du protocole respiratoire.
Selon les expériences, des éléments de spatialisation, des battements binauraux ou des stimulations isochrones peuvent également être intégrés.
Cette combinaison contribue à créer une expérience immersive dans laquelle souffle, son et guidance évoluent ensemble.
Sandrine Duglio et Sandy Salier : accompagner sans chercher le spectaculaire
Breathwork Infinity® a été développé par Sandrine Duglio et Sandy Salier autour d’une approche dans laquelle la profondeur d’une expérience ne se mesure pas à son caractère spectaculaire.
Respiration, états de conscience, accompagnement, compréhension des réactions émotionnelles et création sonore immersive sont intégrés dans une progression globale.
Cette approche se retrouve également dans la formation des facilitateurs : savoir guider une respiration est important, mais savoir observer la personne et accompagner ce qui apparaît l’est tout autant.
Vous pouvez également retrouver Sandy Salier sur Instagram.
Questions fréquentes sur les émotions pendant le breathwork
Est-il normal de pleurer pendant un breathwork ?
Oui, cela peut arriver. Certaines personnes ressentent des émotions importantes pendant une séance tandis que d’autres restent très calmes. Les deux expériences sont possibles et aucune n’est intrinsèquement meilleure que l’autre.
Pourquoi peut-on pleurer sans être triste ?
Les larmes ne sont pas exclusivement associées à la tristesse. Elles peuvent apparaître dans différents états émotionnels, lors d’un soulagement ou simplement au cours d’une expérience intérieure particulièrement intense.
Pourquoi peut-on trembler pendant le breathwork ?
Plusieurs mécanismes peuvent intervenir : émotion, effort respiratoire ou modifications physiologiques liées à une ventilation importante. Un tremblement ne doit donc pas être automatiquement interprété comme une « libération de traumatisme ».
Est-ce grave si je ne ressens aucune émotion ?
Non. Une séance n’a pas besoin de provoquer des pleurs ou une réaction spectaculaire pour être intéressante. Le calme, le recentrage ou une modification subtile des sensations peuvent constituer l’expérience principale.
Le breathwork peut-il libérer un traumatisme ?
Une séance peut provoquer une expérience émotionnelle ou un sentiment de soulagement, mais cela ne permet pas d’affirmer qu’un traumatisme psychologique a été définitivement résolu. Le breathwork ne remplace pas un accompagnement médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.
Vaut-il mieux pratiquer seul ou avec un facilitateur ?
Les séances douces conçues pour l’autonomie peuvent être pratiquées seul. Lorsque l’intensité respiratoire ou émotionnelle augmente, la présence d’un facilitateur formé apporte une capacité d’observation et d’adaptation supplémentaire.
Il n’y a rien à réussir pendant un breathwork
Vous n’avez pas besoin de pleurer, de trembler ou de vivre une expérience spectaculaire. Le breathwork commence par quelque chose de beaucoup plus simple : respirer, ressentir et observer ce qui est présent.
Découvrez les expériences Breathwork Infinity® à pratiquer en autonomie ou participez à une séance accompagnée en ligne ou en présentiel.
Et si vous souhaitez apprendre à accompagner ces réactions chez les autres, découvrez la formation de facilitateur Breathwork Infinity®.
